Fonctionnement RRSD

Des appareils portatifs homologués sont utilisés par les professionnels de la montagne, les organismes du secours, les associations et tous ceux qui peuvent contribuer au déclenchement rapide de l'alerte.

image

La procédure d'utilisation est imposée par l'Autorité de Régulation des Télécom-munications (ART) et par le titulaire du réseau. Les taxes, fixées par l'ART, sont variables suivant l'intérêt public.

Le même numéro de codage individuel des appareils est valable sur l'ensemble des réseaux existants. De ce fait, chaque abonné dispose d'un numéro permettant son identification lorsqu'il accède au réseau.

Cette identification apparaît en clair dans les bases d'écoute permanente et les superviseurs informatiques. Le nombre d'abonnés à ces réseaux dépasse les 1.500 appareils.

Un seul couple de fréquence est utilisé dans chaque massif sauf dans l'Isère qui utilise le même que celui des Hautes-Alpes. Ces réseaux, reconnus réseaux de secours, ne sont pas taxés par l'ART. Sur un plan officiel, des conventions sont actuellement passées avec les pouvoirs publics et notamment avec les organismes chargés du secours. Ces conventions garantissent la veille permanente des réseaux à partir des bases disposées dans les centres de veilles des Pelotons de Gendarmerie de Haute Montagne (PGHM) ou des CRS spécialisés dans le secours en montagne.

Ces équipements destinés à la collecte de l'alerte peuvent être étendus selon les plans départementaux d'organisation du secours en montagne à d'autres organismes : SAMU, Bases hélico, CODIS, stations...

Enfin, l'ensemble de la ressource radioélectrique peut être mobilisé pour renforcer des opérations de secours importantes ou complexes. Le réseau d'alerte devient ainsi réseau de secours, en complément aux autres réseaux de secours existants : SAMU, pompiers, gendarmerie, protection civile. Ces réseaux peuvent être réquisitionnés pour des plans de secours : plan SATER, plan Rouge, plan ORSEC...

Ces réseaux dirigés sont "dédiés" à l'alerte selon des modalités prévues par les associations gérantes, mais également dédiés au secours en cas de déclenchement d'une opération. Dans ce cas, les organismes publics chargés du secours peuvent réquisitionner partiellement le réseau pour faciliter les communications opérationnelles entre les équipes de secours sur le terrain et le commandement extérieur.

Il existe deux catégories d'abonnés ayant accès au réseau

  • Les abonnés prioritaires que sont tous les opérateurs du secours : PGHM, CRS, SAMU, Base hélico...
  • Les autres abonnés : professionnels de la montagne, associations exerçant des activités sportives en montagne, sédentaires utiles à l'alerte... Pour cette catégorie, il est prévu un droit d'entrée dans les associations et un abonnement annuel pour l'utilisation du ou des réseaux.

Les conditions obligatoires ou réglementaires pour tous les abonnés

  • Posséder une licence d'exploitation d'une fréquence commerciale dans la bande des 150 Mhz délivrée par l'ART.
  • Avoir des postes compatibles à la technologie des relais (Ton Pilote, identification 5 Tons, Zwei 2).

Toutes ces conditions sont communiquées aux abonnés potentiels par les associations.

Pour terminer cette partie, on peut dire que ces réseaux à haute capacité d'alerte n'auraient aucun sens si la veille 24h/24 n'était pas prise en compte par l'organisme chargé du secours (PGHM et CRS) et qui est nécessairement du ressort des pouvoirs publics.

Les associations se sont donc souciées d'établir des conventions avec les organismes chargés du secours (PGHM, CRS des Alpes) placés sous l'autorité du Préfet, dans le cadre du plan de secours en montagne. Ces conventions permettent d'assurer, l'écoute permanente de l'alerte durant les tours de permanence (semaine d'alerte).

En conclusion, l'accès aux réseaux d'alerte par un grand nombre de personnes circulant en montagne facilite le déclenchement de l'alerte et réduit, dans des proportions importantes, les délais d'intervention. Quand on sait que 90% des interventions sont actuellement faites par une unité médicalisée héliportée, on peut légitimement estimer la prise en compte des blessés en moins d'une heure après l'accident.